Le concept Mobility As A Service, est-il à la maas ?

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Quand il est question de MAAS, il est bien question d’un concept, car pour le moment aucune offre permet de le rendre mature. Alors pourquoi, si ce concept de Monility As A Service n’est pas encore mature, se poser la question « Le concept Mobility As A Service, est-il à la maas ? » (avec un mauvais jeu de mots dedans) ?

Et bien, essayons de justifier ce titre par l’écriture de ces quelques lignes.

Ce concept a été marketé en Finlande 2014 par une start-up nommée Whim. Cette startup conçoit la mobilité comme un service permettant d’aller d’un point A à un point B quel que soit le mode de transport utilisé, public comme privé. Il repose sur une unification des services de mobilités et la proposition d’un titre de transport multimodale. Mais dis donc, cette idée n’est pas neuve … mais alors pas du tout. En effet, depuis plusieurs années, déjà, certaines autorités organisatrices de la mobilité (AOM) proposent des services multimodaux à tarification intégrée, comme le pass Navigo en Ile-de-France pouvant combiner les abonnements au réseau de transports en commun, vélo libre-service, et même le covoiturage. Notons que la création de Whim a été fortement encouragée par le pouvoir politique finlandais, dans le cadre d’une grande loi sur les services de transports entrée en vigueur le 1er juillet dernier. En France, notre Gouvernement planche sur un projet de Loi d’orientation des mobilités (LOM), qui est actuellement au Parlement, pour être examiné par la commission Développement durable. Alors, Navigo deviendra-t-il notre Whim gaulois grâce à la LOM ? Nous l’espérons, car toutes initiatives permettant d’améliorer la mobilité sont bonnes à prendre.

Mais il semblerait que la LOM réduit le concept Mobility As A Service, à un super pass Navigo.

En reprenant quelques points de la LOM comme lutter contre les « déserts de mobilité » – Fixer les règles de la libéralisation des bus à Paris – Encourager l’essor des nouvelles mobilités, il semble que le terme SERVICE (sans « s » d’ailleurs) soit pas encore imaginé. Et c’est d’ailleurs le cas aussi dans la loi Finlandaise « Act on Transport Services » (ah, il y a un « s »). Même des opérateurs comme UBER ou Lyft parlent de MAAS en mode point A à un point B, en proposant depuis peu sur Paris pour UBER des trottinettes en libre service et un app qui permet d’homogénéiser la paiement de son trajet si celui-ci et multimodale. Devons nous croire que ces nouveaux acteurs de la mobilité férus de marketing et accoutumés à l’expérience utilisateur, vont se restreindre à imaginer une app permettant de payer avec un seul pass son trajet, et cela, quel que soit le transport emprunté. Il serait naïf de la croire, il vont bien évidemment amplifier le terme SERVICE, en y mettant un grand S, c’est évident. Mais ils vont être lents, car ils doivent progresser en même temps que la législation des pays dans lesquels ils se déploient … Nous chez natural idées avons fait le choix de travailler sur l’infrastructure et des services de proximité, le support de transport venant s’intégrer dans notre dispositif naturalbox et naturalconnect. En raisonnant infrastructure et services de proximités, il est évident que les industriels possédant des solutions organisant la ville, sont en position d’innovation rapide face à l’uberisation de la mobilité. Alors qui est à la MAAS ?

source image :  WHIM

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